Les journaux parus ce matin à Kinshasa font un large écho de la déclaration Jean-Pierre Bemba qui a annoncé hier qu'il n'acceptait pas les résultats provisoires du second tour de la présidentielle.
Hier, jeudi 16 novembre, le leader du Mouvement de Libération du Congo, MLC et par ailleurs candidat à la présidentielle a réagi à l'annonce des résultats provisoires du second tour de la présidentielle par la Commission Electorale Indépendante. Dans une déclaration, rapporte Le Potentiel, Jean Pierre Bemba « conteste ces resultats ». Ce, d'autant plus que « la CEI n'a pas, comme convenu, notifié aux candidats les résultats afin de leur permettre de réagir dans un délai de 48 heure... et pas répondu aux six requêtes qu'il a introduites », explique ce journal.
Notamment, celle concernant « le nombre de 1.481.291 personnes qui ont voté en dehors de leur circonscription électorale et qui constitue environ 10% du vote exprimé », précise Le Potentiel avant de noter que le Vice-président Bemba prend « l'engagement d'user de toutes les voies légales pour faire respecter la volonté du peuple ». Mais aussi, ajoute La Tempête des Tropiques, pour entrer « dans ses droits », en saisissant la Cour Suprême de Justice. C'est une « démarche légale et conforme à la loi électorale et à la constitution », juge Le Potentiel.
Reste que selon La Référence Plus, il est « peu probable que le candidat de l'Union pour la Nation, UN, obtienne gain de cause même s'il parle d'irrégularités sur les votes par dérogation de près de 1.500.000 d'électeurs ». Et, ce quotidien de rappeler que « l'écart entre Kabila et Bemba est de plus de deux millions de voix ».
A la vérité, poursuit toujours La Référence Plus, « la victoire du Président sortant s'était déjà dessinée dès l'opération d'identification et d'enrôlement des électeurs ». En effet, « alors qu'à l'Est, l'opération était bien menée et les citoyens motivés à participer au processus électoral, à l'ouest et au centre du pays, l'UDPS bloquait la marge de manœuvre des citoyens avec des mots d'ordre de boycott du processus », explique cette publication.
Reste toutefois à savoir quelle sera la réaction de Jean-Pierre Bemba en cas de rejet de sa « requête auprès de la cour suprême de Justice ». De toute évidence, il « respectera les engagements pris par le biais de ses représentants lors des négociations... », assure L'Observateur, citant « des spécialistes ». C'est-à-dire « renoncer à toute tentative de contestations des resultats par l'usage de la force, de la mobilisation populaire ou d'autres forces de violences », fait savoir ce journal.
Cependant et estime pour sa part L'Avenir, « si le leader du MLC avait reconnu sa défaite avec élégance... il entrerait dans l'histoire par la grande porte... ».
Quoi qu'il en soit, « les dés sont [déjà] jetés... » et il faut faire « face au défi de la reconstruction nationale », estime Le Potentiel. Celle-ci ne peut être faisable, écrit cette publication, « qu'au prix de la pratique d'une autre politique en RDC... plus que jamais sous la botte des milieux mafieux », avant de juger que le Président élu « ferait œuvre utile en faisant siennes de toutes les considérations, et en étant ouvert à la critique...sans s'enfermer dans un cocon de susceptibilité, d'exclusion et d'intolérance ». « Des tares à la base de la chute du colosse congolais, classé à l'heure actuelle parmi les pays les plus pauvres et les plus endettés de la planète », conclut Le Potentiel.
Notamment, celle concernant « le nombre de 1.481.291 personnes qui ont voté en dehors de leur circonscription électorale et qui constitue environ 10% du vote exprimé », précise Le Potentiel avant de noter que le Vice-président Bemba prend « l'engagement d'user de toutes les voies légales pour faire respecter la volonté du peuple ». Mais aussi, ajoute La Tempête des Tropiques, pour entrer « dans ses droits », en saisissant la Cour Suprême de Justice. C'est une « démarche légale et conforme à la loi électorale et à la constitution », juge Le Potentiel.
Reste que selon La Référence Plus, il est « peu probable que le candidat de l'Union pour la Nation, UN, obtienne gain de cause même s'il parle d'irrégularités sur les votes par dérogation de près de 1.500.000 d'électeurs ». Et, ce quotidien de rappeler que « l'écart entre Kabila et Bemba est de plus de deux millions de voix ».
A la vérité, poursuit toujours La Référence Plus, « la victoire du Président sortant s'était déjà dessinée dès l'opération d'identification et d'enrôlement des électeurs ». En effet, « alors qu'à l'Est, l'opération était bien menée et les citoyens motivés à participer au processus électoral, à l'ouest et au centre du pays, l'UDPS bloquait la marge de manœuvre des citoyens avec des mots d'ordre de boycott du processus », explique cette publication.
Reste toutefois à savoir quelle sera la réaction de Jean-Pierre Bemba en cas de rejet de sa « requête auprès de la cour suprême de Justice ». De toute évidence, il « respectera les engagements pris par le biais de ses représentants lors des négociations... », assure L'Observateur, citant « des spécialistes ». C'est-à-dire « renoncer à toute tentative de contestations des resultats par l'usage de la force, de la mobilisation populaire ou d'autres forces de violences », fait savoir ce journal.
Cependant et estime pour sa part L'Avenir, « si le leader du MLC avait reconnu sa défaite avec élégance... il entrerait dans l'histoire par la grande porte... ».
Quoi qu'il en soit, « les dés sont [déjà] jetés... » et il faut faire « face au défi de la reconstruction nationale », estime Le Potentiel. Celle-ci ne peut être faisable, écrit cette publication, « qu'au prix de la pratique d'une autre politique en RDC... plus que jamais sous la botte des milieux mafieux », avant de juger que le Président élu « ferait œuvre utile en faisant siennes de toutes les considérations, et en étant ouvert à la critique...sans s'enfermer dans un cocon de susceptibilité, d'exclusion et d'intolérance ». « Des tares à la base de la chute du colosse congolais, classé à l'heure actuelle parmi les pays les plus pauvres et les plus endettés de la planète », conclut Le Potentiel.


