MONUC
Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo

Fermeture de la MONUC

Le 1er juillet 2010, le Conseil de sécurité des Nations Unies a renommé la MONUC la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) pour refléter une nouvelle étape franchie par le pays.

Revue de Presse MONUC-13 juillet 2006

Deux semaines après son ouverture, la campagne électorale reste la principale actualité des journaux parus ce jeudi 13 juillet 2006 à Kinshasa.
Rendant compte de la conférence hebdomadaire de la MONUC, L'Observateur rapporte que la mission onusienne est « globalement satisfaite du déroulement de la campagne électorale ». Toutefois, souligne cette publication, la MONUC a relevé de « nombreux incidents et irrégularités signalés un peu partout dans le pays », en citant Kemal Saïki, le porte-parole de la MONUC.

Rappelant que la Mission des Nations unies en RD Congo a toujours milité pour une « campagne calme, sereine dans des conditions de transparence totale », L'Observateur [pro PPRD] fait savoir que « la responsabilité de la sécurisation des élections incombe au gouvernement congolais ». En clair, la MONUC n'a pas à se « substituer au gouvernement congolais et à assurer, comme certains l'ont demandé, la sécurité des milliers des candidats aux élections législatives ou même celle des 33 candidats à la présidentielle », clarifie ce quotidien, faisant écho à d'autres propos de Kemal Saïki.

C'est pour cette raison que « toutes les dispositions doivent être prises pour que les Forces armées de la République démocratique du Congo [FARDC], soient à même d'assurer cette sécurité et soutenir en toute circonstance et de façon efficiente toute la logistique nécessaire et en temps record », indique Le Potentiel [proche de l'opposition]. Aussi, « toute insuffisance dans l'octroi des facilités sociales et militaires à nos vaillants soldats pour qu'ils accomplissent au mieux leur devoir sacré, est synonyme d'irresponsabilité et de complicité », conclut ce quotidien.

Reste que pour le citoyen congolais, « en ces moments décisifs, la sécurisation des élections, des candidats, des populations est désormais une affaire de toutes les parties [gouvernement, MONUC, Eufor] impliquées dans l'organisation des élections en RDC», rapporte Le Potentiel. En effet, « quelle serait la finalité de la mission de la Monuc si la paix et la sécurité ne se rétablissaient pas en RDC ? », s'interroge ce journal, avant de juger que Kofi Annan a eu les mots justes en affirmant qu'il faut éviter en RDC « les échecs enregistrés lors de la gestion des précédentes questions internationales ».

Pendant ce temps sur le terrain, la campagne électorale est « truffée de beaucoup d'irrégularités, allant de l'anarque et le braquage, à l'attentat à des candidats et des journalistes », signale Le Potentiel. Et ce quotidien de s'interroger dans son éditorial sur « la crédibilité à conférer à un scrutin qui n'aura pas tenu ses promesse de rapprocher les Congolais ». Seul un déroulement apaisé des élections, estime Le Potentiel, peut permettre de prendre le « pas en avant sur les passions, la haine, l'exclusion et l'intolérance qui se sont installés dans les mœurs politiques ».

En attendant, selon Le Phare [ proche de l'UDPS], le vice président Azarias Ruberwa, candidat à la présidentielle, a condamné avec « la dernière énergie l'impression de 5 millions de bulletins de vote supplémentaires ». D'autant plus que « la loi électorale n'évoque nulle part le principe d'un stock stratégique qui peut du reste être constitué à partir du taux d'abstention prévisible », renchérit Le Palmarès, en reprenant d'autres propos du leader du RCD.