Au lendemain de la suspension, par le Chef de l'Etat, de six ministres et d'une dizaine d'administrateurs des entreprises publiques, les journaux kinois de ce lundi 29 novembre 2004 rapportent diverses réactions et commentaires, ainsi que les conséquences que pourrait entraîner une telle mesure. Ils reviennent également sur la menace du Rwanda d'attaquer les FDLR en territoire congolais.
Dans son édition de ce jour, LE POTENTIEL rapporte les réactions des ministres présumés coupables de mégestion et suspendus par le Chef de l'Etat, la semaine dernière. Selon le quotidien, José Endundo, ministre des Travaux publics et infrastructures, ne se reconnaît aucune responsabilité dans la malversation financière dont il est accablé. Quant à Joseph Olenghankoy, ministre des Transports et communications, il a promis, indique le quotidien, apprendre au peuple ''plus de choses que ce qu'il a entendu à l'Assemblée nationale, là où il n'a vu que le sommet de l'iceberg'', avant de prévenir qu'il ne '' se laisserait pas faire''. De son côté, poursuit le quotidien, le ministre des Mines, Eugène Diomi Ndongala s'est dit ''victime, d'une part, de la politique menée à la tête du ministère des Mines, centrée principalement sur la relance du secteur minier, notamment la lutte contre la fraude et la contrebande minière, et de l'autre, de l'implantation et du succès de son parti politique''. Joseph Mundumbi, pour sa part, ''persiste et signe '' qu'il est victime de l'intolérance, de la manipulation au sein de son parti. ''Pour avoir refusé des sollicitations afin de rompre la transition, je me trouve mêlé dans une affaire qui salit mon honneur'', a déclaré Me Mudumbi, cité par le quotidien. LE POTENTIEL note que les autres ministres concernés par la mesure de suspension ont fait preuve de ''réserves'', se refusant à tout commentaire.
Quoiqu'il en soit, ''les représentants des institutions de Breton Woods saluent ces mesures (de suspension) qui s'inscrivent dans le cadre de l'assainissement de l'environnement macroéconomique et la relance de la croissance économique en République Démocratique du Congo''. C'est ce que rapporte L'OBSERVATEUR, ajoutant que dans les milieux diplomatiques, l'on félicite également ''la décision courageuse'' que le Président Joseph Kabila a prise. ''Ils estiment que le Chef de l'Etat a tenu à respecter la parole selon laquelle il allait faire de la lutte contre la corruption, les détournements des deniers publics et la mégestion son cheval de bataille'', indique le journal qui annonce, dans la foulée, que les mandataires suspendus font la remise et reprise ce lundi.
Sur ce même dossier que LE PHARE appelle désormais ''opération mains propres'', ce quotidien annonce que Joseph Kabila (est) à actionner la justice. Citant des ''informations reçues de bonne source'', le journal croit savoir que le Chef de l'Etat va, dans les plus brefs délais, saisir le Parquet général de la République, ''ce qui devrait entraîner la mise en examen des ministres soupçonnés d'indélicatesse''. Le quotidien espère que dans cet exercice, les règles du droit seront respectées. Il estime que les ministres suspendus devraient pouvoir se défendre, ''car en dépit des évidences, ils sont présumés innocents jusqu'à ce qu'une condamnation définitive soit prononcée contre chacun d'eux''.
LE PALMARES publie, pour sa part, une liste des mandataires oubliés par l'arrêté de suspension du ministre du Portefeuille. Selon le quotidien, ''quelques entreprises dont la mégetsion stagnante des mandataires a été mise en exergue'n'ont pas été frappées''. Il s'agit notamment, précise le quotidien, du CEEC (Centre d'expertise et de contrôle), de la Regideso ( Régie de distribution d'eau), de la Sonas (Société nationale d'assurances) et de la RVM ( Régie des voies maritimes).
La mise en place dans les entreprises avait fait l'objet, dernièrement, d'un communiqué du Comité International d'Accompagnement de la Transition (CIAT). L'AVENIR revient sur ce communiqué et relève que ''l'instance qui devrait permettre de décanter cette situation a répondu d'une façon mi-figue mi-raisin et renvoie la balle à l'espace présidentiel''. Le quotidien souligne que ''d'une part le CIAT rappelle la nécessité de gérer les entreprises publiques de manière professionnelle et apolitique et de l'autre, il préconise la voie de la concertation pour trouver une solution à cette question''. Le journal rappelle que les violons ne s'accordent pas entre les différents protagonistes sur les modalités pratiques de nomination des mandataires dans les entreprises publiques et d'économie mixte. Les uns, note le quotidien, soutiennent le partage des entreprises publiques à la manière des institutions politiques et d'appui à la démocratie, tandis que pour l'autre camp, ''cette option paraît immorale''.
Par ailleurs, sous le titre : Les députés exigent le départ de Boshab, LA TEMPETE DES TROPIQUES évoque l'implication du Directeur du Cabinet du Chef de l'Etat, dans les détournements des deniers publics. Selon le quotidien qui cite le rapport d'audit de la Commission parlementaire, Evariste Boshab aurait bénéficié d'une cagnotte de l'ordre de 3,2 millions de dollars que le Congo Brazzaville avait payée à la Société nationale d'électricité (Snel). C'est ainsi, souligne le quotidien, que les députés ont proposé que le directeur du Cabinet du Chef de l'Etat soit suspendu de ses fonctions, autant que Joseph Kabila l'a fait avec les six ministres'''pour ne pas appliquer la politique de deux poids deux mesures''.
Sur un autre registre, LA REFERENCE PLUS évoque à nouveau la menace d'intervention du Rwanda en RDC pour neutraliser les rebelles hutus y ayant trouvé refuge. Selon le quotidien, Paul Kagame a justifié cette menace d'intervention comme étant un moyen ''d'alerter l'opinion publique et le monde'' sur ce problème. Mais le quotidien, qui cite un diplomate congolais, indique que la menace du président rwandais d'intervenir en RDC pour neutraliser les rebelles rwandais ''vise en réalité les ressources naturelles du Congo''.
LE PALMARES rapporte à ce sujet que le Rwanda a déjà mis sa menace à exécution, car, selon des ''sources fiables, les troupes de l'armée rwandaise sont entrées hier à Rutshuru, en passant par Lubero''.
Quoiqu'il en soit, ''les représentants des institutions de Breton Woods saluent ces mesures (de suspension) qui s'inscrivent dans le cadre de l'assainissement de l'environnement macroéconomique et la relance de la croissance économique en République Démocratique du Congo''. C'est ce que rapporte L'OBSERVATEUR, ajoutant que dans les milieux diplomatiques, l'on félicite également ''la décision courageuse'' que le Président Joseph Kabila a prise. ''Ils estiment que le Chef de l'Etat a tenu à respecter la parole selon laquelle il allait faire de la lutte contre la corruption, les détournements des deniers publics et la mégestion son cheval de bataille'', indique le journal qui annonce, dans la foulée, que les mandataires suspendus font la remise et reprise ce lundi.
Sur ce même dossier que LE PHARE appelle désormais ''opération mains propres'', ce quotidien annonce que Joseph Kabila (est) à actionner la justice. Citant des ''informations reçues de bonne source'', le journal croit savoir que le Chef de l'Etat va, dans les plus brefs délais, saisir le Parquet général de la République, ''ce qui devrait entraîner la mise en examen des ministres soupçonnés d'indélicatesse''. Le quotidien espère que dans cet exercice, les règles du droit seront respectées. Il estime que les ministres suspendus devraient pouvoir se défendre, ''car en dépit des évidences, ils sont présumés innocents jusqu'à ce qu'une condamnation définitive soit prononcée contre chacun d'eux''.
LE PALMARES publie, pour sa part, une liste des mandataires oubliés par l'arrêté de suspension du ministre du Portefeuille. Selon le quotidien, ''quelques entreprises dont la mégetsion stagnante des mandataires a été mise en exergue'n'ont pas été frappées''. Il s'agit notamment, précise le quotidien, du CEEC (Centre d'expertise et de contrôle), de la Regideso ( Régie de distribution d'eau), de la Sonas (Société nationale d'assurances) et de la RVM ( Régie des voies maritimes).
La mise en place dans les entreprises avait fait l'objet, dernièrement, d'un communiqué du Comité International d'Accompagnement de la Transition (CIAT). L'AVENIR revient sur ce communiqué et relève que ''l'instance qui devrait permettre de décanter cette situation a répondu d'une façon mi-figue mi-raisin et renvoie la balle à l'espace présidentiel''. Le quotidien souligne que ''d'une part le CIAT rappelle la nécessité de gérer les entreprises publiques de manière professionnelle et apolitique et de l'autre, il préconise la voie de la concertation pour trouver une solution à cette question''. Le journal rappelle que les violons ne s'accordent pas entre les différents protagonistes sur les modalités pratiques de nomination des mandataires dans les entreprises publiques et d'économie mixte. Les uns, note le quotidien, soutiennent le partage des entreprises publiques à la manière des institutions politiques et d'appui à la démocratie, tandis que pour l'autre camp, ''cette option paraît immorale''.
Par ailleurs, sous le titre : Les députés exigent le départ de Boshab, LA TEMPETE DES TROPIQUES évoque l'implication du Directeur du Cabinet du Chef de l'Etat, dans les détournements des deniers publics. Selon le quotidien qui cite le rapport d'audit de la Commission parlementaire, Evariste Boshab aurait bénéficié d'une cagnotte de l'ordre de 3,2 millions de dollars que le Congo Brazzaville avait payée à la Société nationale d'électricité (Snel). C'est ainsi, souligne le quotidien, que les députés ont proposé que le directeur du Cabinet du Chef de l'Etat soit suspendu de ses fonctions, autant que Joseph Kabila l'a fait avec les six ministres'''pour ne pas appliquer la politique de deux poids deux mesures''.
Sur un autre registre, LA REFERENCE PLUS évoque à nouveau la menace d'intervention du Rwanda en RDC pour neutraliser les rebelles hutus y ayant trouvé refuge. Selon le quotidien, Paul Kagame a justifié cette menace d'intervention comme étant un moyen ''d'alerter l'opinion publique et le monde'' sur ce problème. Mais le quotidien, qui cite un diplomate congolais, indique que la menace du président rwandais d'intervenir en RDC pour neutraliser les rebelles rwandais ''vise en réalité les ressources naturelles du Congo''.
LE PALMARES rapporte à ce sujet que le Rwanda a déjà mis sa menace à exécution, car, selon des ''sources fiables, les troupes de l'armée rwandaise sont entrées hier à Rutshuru, en passant par Lubero''.


