MONUC
Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo

Fermeture de la MONUC

Le 1er juillet 2010, le Conseil de sécurité des Nations Unies a renommé la MONUC la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) pour refléter une nouvelle étape franchie par le pays.

Revue de presse du jour

L'insécurité et les manifestations populaires intervenues à l'Est du pays et dans la capitale, constituent l'essentiel de l'actualité vue dans la presse kinoise de ce mercredi 17.
A l'Est de la République Démocratique du Congo, la situation est préoccupante, constate L'AVENIR. Le journal rappelle la marche de protestation, lundi, de la population de Goma contre l'insécurité grandissante dont la répression a fait un mort ; la marche de solidarité des habitants de Bukavu pour soutenir leurs frères du Nord-Kivu ; les violations massives des droits de l'Homme en Ituri. « La coupe est pleine et les Sénateurs veulent voir clair », écrit le journal. Sous le titre : Deux ministres interpellés, le journal rapporte que le Sénat tient à entendre les ministres de la Défense nationale, Jean-Pierre Ondekane, et son homologue de l'Intérieur, Théophile Mbemba Fundu. « A moins d'un contretemps ou d'un changement de dernière minute les deux ministres sont attendus ce mercredi à la chambre haute du Parlement de transition afin de s'expliquer », précise le journal.

Le quotidien rapporte aussi ses colonnes l'évaluation de la situation à Goma faite par le Réseau National des Organisations des Droits de l'Homme de la RDC (RHENADOC) qui fait état « d'actes ignominieux caractérisés par le brigandage, les enlèvements massifs et les assassinats ayant pour cibles la population civile sans défense » et épingle plusieurs groupes armés dont les éléments du général dissident Laurent Nkunda, les anciens gardes du corps des dignitaires du RCD/Goma, les gardes rapprochés des anciens responsables territoriaux du Sud-Kivu « en fuite à Goma », « les présumés militaires de l'armée rwandaise oeuvrant au sein de la 8e région militaire au Nord-Kivu » et la police militaire « répondant à aucune hiérarchie officielle ». Dans un document signé mardi, le réseau fait état aussi de « traversées des militaires rwandais dans les territoires du Nord-Kivu, principalement à Kibumba, Ishasha et Kiwanga », dénonce la circulation d'armes légères et de petits calibres et redoute la reprise de la guerre. Le journal espère que les deux ministres précités vont « apporter toute la lumière sur cette situation qui énerve de plus en plus les c'urs épris de paix ».

LA REFERENCE PLUS dénonce le manque de réaction des autorités congolaises face aux « meurtres devenus monnaie courante » et pointe du doigt le Chef de l'Etat congolais, le Vice-président de la République en charge de la commission Politique, Défense et Sécurité ainsi que le gouverneur de la province du Nord-Kivu. Kabila et Ruberwa laissent Serufuli embraser Goma, titre le journal.

LA TEMPETE DES TROPIQUES rapporte les mesures sécuritaires prises par le gouverneur du Nord-Kivu, Eugène Serufuli, pour garantir la sécurité. Il s'agit du cantonnement des militaires dans une caserne située à environ 15 km de la ville de Goma et du ramassage des armes aux barrières érigées à travers la ville et ses environs, note le quotidien. « Mais l'opération de ramassage des armes est menée conjointement par l'armée et la Direction Générale de Migrations (DGM) est compromise par certains officiers militaires. Ces derniers intimident les exécutants de l'opération et s'opposent au désarmement des soldats qui font partie de leurs escortes », écrit le journal qui donne un bilan plus lourd des échauffourées de lundi : deux personnes tuées par balles.

Sous le titre Les Shégués prennent les armes à Matete, LE PHARE déplore un mort et un blessé au cours d'une altercation, cette fois-ci à Kinshasa mardi, entre les enfants de la rue communément appelés Shégués et la police au quartier de Matete dans la partie Est de la capitale congolaise. Alors qu'ils étaient en train de compter leur butin après une journée « fort moissonneuse », ces enfants de la rue se sont vus rafler leur cagnotte « extorquée aux paisibles citoyens » par les policiers « en vadrouille », explique le journal. Appelant leurs compagnons en renfort, les Shégués, « à qui personne ne résiste », ne se sont pas laissés faire et ont effectué une descente au poste de police incriminé qu'ils ont attaqué à coups de pierre. Les policiers ont détalé et abandonné le poste avec armes et munitions sur lesquelles ont fait main basse les Shégués. La police a rapidement organisé « une riposte musclée avec de gros moyens et des tirs à vue ». Bilan : un mort, un blessé à la jambe, neuf Shégués arrêtés, une boutique et une boulangerie pillée. On ne sait pas ce que sont devenues les armes volées par ces enfants de la rue à Matete, souligne LE PHARE. « On peut imaginer ce que peuvent devenir les Shégués armés de fusils automatiques », écrit le quotidien. Il rappelle les récents événements sanglants entre la population de Mbuji-Mayi et les Shégués de cette partie du pays. Le journal qualifie de « dynamite à retardement » le phénomène des enfants de la rue en RDC, qui opèrent « au vu et au su des plus hauts dirigeants du pays ».

L'AVENIR donne une autre version des faits et parle plutôt du mouvement de grève des chauffeurs des transports en commun en vigueur depuis lundi dans la capitale congolaise et qui s'est transformé en pillage au quartier Matete. Le quotidien parle de deux enfants de la rue tués et de blessés.

LE POTENTIEL annonce l'assassinat du chef de quartier Mudzipela à Bunia, Alexis Tetina Telly, ainsi que l'évasion de 35 prisonniers. Une enquête a été ouverte par la Police Civile de la MONUC et la Police Nationale Congolaise (PNC) pour identifier les assassins de M. Tetina, précise le journal. Citant des témoignages à Bunia, le quotidien déplore que le contingent marocain qui assurait la garde de la prion aux côtés de la PNC, n'ait opposé aucune résistance face aux « libérateurs » des prisonniers et n'ait pas usé de la force, conformément à son mandat placé sous au chapitre VII de la Charte de l'ONU.

LE PALMARES dénonce les tracasseries contre la population aux alentours de Walungu et titre : Sud-Kivu : les ex-rebelles rwandais à la base de nombreuses exactions. Le journal salue l'initiative conjointe de la MONUC et des FARDC (Mission de l'ONU en RDC - Forces Armées de la République Démocratique du Congo) de lancer « une offensive contre les dits rebelles » qui constituent un obstacle à la paix dans la sous-région. Le quotidien espère voir la question débattue à la Conférence pour la paix, la Sécurité et le Développement dans les Grands Lacs qui réunira les Chefs d'Etat de la sous-région les 19 et 20 novembre à Dar-Es-Salaam en Tanzanie. Joseph Kabila depuis hier à Lubumbashi, en route pour Dar-Es-Salaam, annonce, dans la foulée, le journal. L'intervention de Joseph Kabila est très attendue, indique en première page L'OBSERVATEUR. Ce journal est persuadé que la RDC va saisir l'occasion pour « appeler la Communauté internationale à soutenir le processus de Transition jusqu'à l'organisation des élections libres et démocratiques ».

Le même journal annonce aussi la prochaine visite de l'organe exécutif des Nations Unies dans la sous-région. Le Conseil de Sécurité en mission dans les Grands Lacs du 21 au 25 novembre prochains, titre encore le quotidien qui précise que les membres du Conseil, sous la conduite de la France, vont se rendre au Rwanda, en RDC, au Burundi et en Ouganda. Selon L'OBSERVATEUR, la mission aura pour principales préoccupations, la question sécuritaire, le renforcement de l'embargo sur les armes à destination des groupes armés à l'Est de la RDC et la poursuite de l'exploitation illégale des ressources naturelles.

Au sujet de la question du partage et de la gestion des entreprises publiques, LE PALMARES révèle le scandale causé par les émoluments abusifs, les indemnités kilométriques, les quotas de carburants et des cartes téléphoniques des mandataires. « Une addition salée », s'indigne le journal qui cite en exemple un Administrateur d'entreprise qui se serait « tapé » 68.893 dollars au titre de pécule de congé et d'un autre qui aurait « piqué 43.000 dollars comme cadeau d'anniversaire ». « Mégestion des entreprises publiques » : Que justice soit faite, indique le titre qui barre la Une du POTENTIEL. LE PALMARES annonce la création d'une commission par le Comité International d'Accompagnement de la Transition (CIAT) chargée de se pencher sur cette question pour synthétiser les avis des composantes et entités pour « parvenir à la décision qui a la chance de faire autorité ». FORUM DES AS fait état de rumeurs sur l'opposition de la France en ce qui concerne le partage des entreprises.