MONUC
Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo

Fermeture de la MONUC

Le 1er juillet 2010, le Conseil de sécurité des Nations Unies a renommé la MONUC la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) pour refléter une nouvelle étape franchie par le pays.

La Monuc enquête sur de présumés massacres dans le Katanga

La MONUC a dépêché du 19 au 20 février une équipe multidisciplinaire chargée de vérifier des informations faisant état de massacres des populations civiles à Kabongo, territoire du nord Katanga.

L'équipe, composée des fonctionnaires des Droits de l'Homme, des Affaires politiques, de la Protection de l'enfance et d'observateurs militaires, s'est rendue principalement à Kitenge au nord Katanga. Elle a pu établir que depuis le début du mois de février, deux factions rivales Maï-Maï ont massacré au moins 30 civils dans plusieurs villages de cette partie du Katanga.

Des informations recueillies à Kitenge indiquent que le nombre de personnes tuées pourrait être plus élevé.

La MONUC a également reçu confirmation de nombreux cas de torture, viol, mutilation des populations par les Maï-Maï qui se seraient abreuvés du sang de leurs victimes. Ce groupe de Maï-Maï serait sous l'autorité d'un nommé Shinja Shinja ou égorgeur (en langue Swahili). Ce groupe détiendrait encore un certain nombre de civils en otage.

Les massacres des populations civiles et les combats entre factions rivales Maï-Maï ont poussé de nombreuses personnes à fuir leurs villages.

Les hommes de Shinja Shinja auraient tué 8 membres des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), le 7 février dernier, poussant ces derniers à se venger sur les civils soupçonnés d'être alliés aux Maï-Maï. A Kitenge, entre le 10 et le 17 février, 3 civils auraient été assassinés pour des raisons politiques. Un civil aurait été tué et un autre blessé lors de pillages attribués aux éléments des FARDC.

La MONUC demande à Shinja Shinja de mettre immédiatement fin aux violences contre les populations civiles et de libérer tous les otages qu'il détient. Elle exige également que les FARDC mettent un terme aux actes de vengeance contre les populations civiles.